Témoignages

La maison des séminaires rassemble des séminaristes de différents diocèses en Suisse (LGF, Sion, Bâle) et accueille un chanoine de Saint-Maurice en formation ainsi que quatre discernants, dont trois pour le diocèse de Sion et un pour le diocèse de Bâle. Dans cette rubrique, les séminaristes du diocèse LGF se présentent par un petit témoignage, faites connaissance avec les futurs prêtres de notre diocèse.

 

L’abbé Nicolas Glasson est supérieur du Séminaire diocésain de Fribourg depuis 2007. Jeune prêtre ordonné le 2 avril 2000, puis vicaire en Singine durant 4 ans, parlant ainsi couramment l’allemand, il est chargé de la formation des futurs prêtres du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. En savoir plus.

Nicolas Glasson

Je m'appelle Vincent Lathion, j'ai 26 ans et suis séminariste pour le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. 

J'ai été amené à me poser la question de la vocation à l'âge de 21 ans, elle ne m'avait auparavant jamais traversé l'esprit et cela, bien que pratiquant et allant à la messe les dimanches. Cette invitation s'est présentée à moi de manière abrupte et, à travers elle, j'y ai vu une superbe proposition du Christ. Regardant un peu le chemin parcouru en compagnie du Seigneur depuis, je suis très heureux des rencontres que j'ai pu faire et des occasions qu'Il a pu me donner. C'est un choix qui peut paraître étrange que celui du séminaire et c'est une route qui comporte comme toute vie ses moments heureux et ses instants plus sombres aussi ; cependant ce chemin je le fais en présence de Jésus et en contemplant par la prière (du moins en essayant!) Ses mystères et leur beauté. Cela nourrit mon âme et me donne un bonheur profond. C'est donc sur cette voie que je chemine actuellement en tentant de saisir ce que Dieu me réserve à l'avenir!

Vincent Lathion

Je m’appelle Giuseppe Foletti, je suis né en 1988 au Tessin, où j’ai grandi au sein de ma grande et belle famille. Après avoir obtenu la Maturité fédérale, en 2007 je suis parti à Lausanne pour commencer les études en médecine.
Les années universitaires ont été très intenses et m’ont permis de grandir en tous les sens, et donc aussi dans ma foi : elles ont été ainsi une période décisive pour ma vocation. En effet, il faut dire qu’avant je n’avais jamais pris en considération la possibilité de devenir prêtre (surtout pas moi !), et c’est seulement à la moitié de ma cinquième année d’études que j’ai décidé qu’il était finalement nécessaire de prendre au sérieux cette possibilité qui se faisait de plus en plus insistante.
La compagnie vécue dans le mouvement ecclésial de Communion et Libération, que je connais depuis toujours grâce au fait que mes parents en font partie, a été et est pour moi un facteur décisif pour ma fidélité au Christ et ma maturation dans foi.
Et maintenant me voici : quelques jours après avoir donné mon dernier examen à la faculté de médecine en septembre 2013, j’ai commencé l’année de discernement. Je suis maintenant séminariste pour le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.
La raison de mon être ici n’est pas autre que le désir de suivre le Christ qui est venu me chercher pour me dire : « je veux être avec toi de cette façon ». La radicalité de la vocation (mais c’est comme ça pour n’importe quel type de vocation) me donne parfois un peu le vertige, mais plus vraie encore que cela est la gratitude du fait de commencer à reconnaître qu’avec le Christ vraiment rien n’est enlevé, au contraire ! C’est un travail de chaque jour de prendre conscience de la vérité du fait que le Christ est venu apporter le salut pour les hommes (pour moi et pour toi), qu’Il me rend plus vrai devant la réalité, qu’Il répond au désir infini de mon cœur pour que je sois heureux. Alors je peux le suivre avec joie !

Giuseppe Foletti

Je m'appelle Cyrille von Mandach, j'ai 26 ans. J'ai eu la grâce de grandir dans une famille chrétienne. C'est elle qui m'a fait découvrir et aimer le Christ. Le scoutisme et les camps d'été m'ont aidé à m'enraciner davantage dans le Christ. 

Pendant mes études, j'ai senti que le Seigneur m'appelait plus particulièrement à Lui, sans trop bien comprendre ce que cela signifiait. C'était vertigineux. Ma famille et mes amis m'ont alors implicitement beaucoup aidé, aussi bien à saisir cet appel qu'à y répondre. 

Aujourd'hui, alors que je chemine lentement vers le sacerdoce, je remercie le Seigneur car fidèle à sa promesse, Il est "avec nous tous les jours jusqu'à la fin du monde" (Mt 27,20). 

Cyrille von Mandach

« Simon, j’ai quelque chose à te dire » (Lc 7, 40). Cette phrase, Jésus a dû me la répéter sans se lasser jusqu’à ce que j’accepte d’écouter vraiment sa parole, de recevoir son pardon (« car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses » - 1 Jn 3, 20) et de le suivre là où il veut m’emmener. Alors après un premier travail dans la construction navale à Lorient, en Bretagne, j’ai choisi de vivre une belle expérience missionnaire avec la pastorale étudiante de mon diocèse pendant six mois. L’année de discernement à Sainte-Anne-d’Auray m’a ensuite permis de remettre ma vocation entre les mains du Seigneur, de le laisser unifier mon cœur (Ps 85, 11), tout en apprenant à mieux le connaître, à mieux l’aimer, au travers de la vie communautaire, intellectuelle et spirituelle. En juin dernier, Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes, m’a admis à entrer au séminaire et m’a envoyé effectuer ma formation à Fribourg. Âgé aujourd'hui de 26 ans, je suis heureux de grandir sur le chemin vers le sacerdoce : « Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit » (Jr 20, 7) !

Simon Liot de Nortbécourt

Depuis petit enfant, Jésus a toujours été là, au plus près de mon cœur. Il a posé son regard sur moi. Son amour ne m’a jamais quitté. Tous les événements de ma vie, petits ou grands, m’ont permis de toujours plus placé ma confiance en lui. Le Seigneur parle au cœur pauvre. Il m’a fait la grâce d’établir sa demeure à l’intime de mon être. Sa fidélité s’est montrée plus forte que mes fuites. Sans cesse, Jésus a placé des personnes sur ma route pour témoigner de son humble présence. Partout, sa lumière divine a brillé. Il m’a séduit et je me suis laissé séduire (Jr 20, 7). Par son Église, j’ai tant reçu. La vie de foi est un cadeau. Chaque jour, je suis invité à laisser grandir Jésus en moi. Plus je me laisse aimer, plus je m’abandonne, plus j’entrevois l’amour éternel du Père. Pouvoir donner ma vie à la suite du Christ fait tout mon bonheur. Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu (Ps 104, 3) !

Marc-Olivier Girard

Une pomme a-t-elle conscience de mûrir avant de tomber de sa branche ?

Question loufoque ? Peut-être… mais pas si étrangère que cela à celle de la vocation, de quelque nature qu’elle soit, d’ailleurs. Qui, en effet, comprend véritablement la mystérieuse maturation capable de transformer, dans le secret du cœur, un appel reçu en un consentement donné ? Un jour, simplement, le fruit est mûr sans y être lui-même pour grand-chose et le « oui » à l’imprévu devient une joyeuse et éblouissante évidence.

Ainsi s’explique, pour l’essentiel, mon entrée au séminaire à 38 ans, alors que j’étais pourtant passionné par mon ancienne profession et les nombreuses activités auxquelles je m’adonnais. Des certitudes quant à cette nouvelle voie ? Soyons franc, je n’en ai aucune, hormis celle-ci : je n’aurais pas été honnête avec moi-même si j’avais refusé ce pas-là, même s’il ne constitue que le premier d’une longue marche. Et c’est cette même authenticité dont j’essaie, humblement, de faire ma boussole pour cheminer, jour après jour, vers ce « oui » à Celui dont l’amour – inconditionnel, infini et éternel – pour tout homme dépasse mon pauvre entendement.

« L’avenir ne nous appartient pas. La vie n’est pas ce que nous en faisons ; Dieu seul en dirige le cours. Tout ce que nous pouvons faire est d’accepter avec confiance cette direction qui est débordante d’amour (Dom Augustin Guillerand, Voix cartusienne). »

Jacques Doutaz

Quelle joie quand on m’a dit : nous irons à la maison du Seigneur ! Ps 121

Pour quelqu’un qui se demande si Dieu l’appelle à être prêtre, la première année, dite de discernement, est l’occasion de plonger dans la parole c’est à dire l’entier de la Bible et de vivre une vie de foi et de prière très intense.

Pour moi l’approfondissement des psaumes a été lumineux ; j’y ai découvert de nombreuses références au peuple de Dieu ; l’expression de plusieurs prières que j’adresse au Seigneur et un goût prononcé pour l’enseignement de Jésus-Christ.

Le milieu scout dont je suis issu a été un tuteur pour ma foi, et déjà je devais me former comme chef, pour pouvoir répondre aux questions des jeunes. Petit à petit, la réponse à cet appel de Dieu que m’avait lancé un aumônier « Et vous, avez-vous déjà songé à devenir prêtre ? », se dessinait. C’est au JMJ de Cracovie en 2016, que j’ai choisi de quitter mon travail dans l’industrie, et les réactions positives de mon entourage m’ont confirmé dans ma décision.

Maintenant c’est l’amour du Christ qui me conduit, sans laisser tomber mes anciennes amitiés, à travers les joies de la communauté du séminaire et les difficultés liées à la reprise d’études.

Rémi Steinmyller

Mein Name ist Thomas Helfrich. Ich wurde am 1974 in Basel-Stadt geboren. Ich habe nach der Schule eine Lehre als Elektrozeichner begonnen, bin dann aber in die Informatik eingestiegen, wo ich dann für die nächsten 20 Jahre geblieben bin. Nach dem Tod meiner Mutter, habe ich mich mir existenzielle Fragen gestellt und habe die Liebe und den Frieden Gottes spüren dürfen. Es war ein einzigartiges Erlebnis, dass mich bis heute stark geprägt hat. Natürlich wollte ich mehr herausfinden und habe angefangen theologische- und philosophische Bücher zu lesen. So bin ich immer näher zur Kirche gerückt und habe viele Tage in Klöster verbracht und in meiner Gemeinde aktiv mitgeholfen. Ich stellte mir die Frage, ob ich diese Liebe Gottes für mich behalte, oder ob ich es von den Dächern verkünden soll. Irgendwann bei einem Rombesuch kam mir der Gedanke, ob ich vielleicht berufen bin zum Priesteramt. Ich habe das Gespräch mit meinem Pfarrer gesucht, der mich dann zum Regens weitervermittelt hat. Es folgten Exerzitien und die Suche nach Gottes Willen. Diese Suche ist durch viel Gebet gegangen und ich konnte den Schritt ins Propädeutikum in Freiburg im Breisgau wagen, wo ich eine sehr lehrreiche Zeit hatte. Wir flogen für 5 Wochen ins Heilige Land, wo ich unvergessliche Tage erleben durfte. Das alles festigte meinen Glauben und ich konnte so einen weiteren Schritt wagen, der bisher der schwerste war: meinen Beruf künden und meine Wohnung verkaufen. Heute bin ich im dritten Semester an der Universität Fribourg (CH) und lebe im «Haus der Priesterseminare» in Givisiez. Diese Zeit ist sehr intensiv und kostet viel Kraft. Ich bin ja auch nicht mehr der Jüngste und muss gut mit meinen Kraftreserven haushalten. Aber es macht viel Spass und ein Satz meines Lehrers Martin Brüske hängt mir immer noch im Ohr: «Täglich am Anfang anfangen». Die Theologie ist sicher wichtig, aber wir können Gott nicht im vollen Umfang begreifen und in Worte packen. Ich möchte Theologie auf den Knien betreiben und hoffe, ein würdiger Verkünder des Evangeliums zu werden, der den Menschen helfen kann, ihren Sinn im Leben zu entdecken.

Thomas Helfrich

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